Succession : Définition, héritiers, fonctionnement

Succession : définition, héritiers et fonctionnement en France

01/04/2026


Temps de lecture : 4 min

Parler de succession, c’est aborder un sujet qui peut être délicat. Pourtant, derrière ce mot se cache une réalité simple : il s’agit de la manière dont votre patrimoine sera transmis à vos héritiers après votre décès.

Qu'est-ce qu'une succession ? Ce que définit le Code civil

Ce qui est défini par le Code civil :

 

  • Le conjoint survivant marié (ni le concubin, ni le partenaire de PACS) est un héritier dont les droits varient en présence d’enfants. Dans le cas d’enfants communs, il peut choisir entre la totalité de la succession en usufruit ou un quart en pleine propriété. En présence d’enfants d’un autre lit, il reçoit un quart de la succession en pleine propriété. En l’absence de descendants, il hérite de tout sauf si les parents du défunt sont encore vivants.

 

  • Les enfants du défunt sont des héritiers de premier ordre, quelle que soit leur filiation : mariage, hors mariage, adoption plénière (les petits-enfants héritent par représentation si un enfant est décédé). Les parents (père et mère), les frères et soeurs, ainsi que leurs descendants (neveux et nièces du défunt) sont les héritiers de deuxième ordre. Viennent ensuite les grands-parents, arrière grands-parents, puis les oncles, tantes, cousins…

 

  • La réserve héréditaire est la portion du patrimoine du défunt qui revient obligatoirement à ses enfants (quelle que soit leur filiation) et à son conjoint survivant (uniquement s’il n’y a pas de descendants). Le reste du patrimoine constitue la quotité disponible, dont le défunt peut disposer librement (par testament ou donation).

Héritiers réservataires, réserve héréditaire et quotité disponible

La réserve héréditaire et la quotité disponible dépendent du nombre d’enfants.

La réserve héréditaire et la quotité disponible dépendent du nombre d’enfants
Situation familialeRéserve héréditaireQuotité disponible
1 enfant1/2 du patrimoine1/2 du patrimoine
2 enfants2/3 du patrimoine1/3 du patrimoine
3 enfants ou plus3/4 du patrimoine1/4 du patrimoine
0 enfant, conjoint survivant1/4 du patrimoine3/4 du patrimoine

À noter

Les droits civils définis par le Code civil peuvent être renforcés par des dispositions testamentaires ou des aménagements du régime matrimonial, par exemple la donation au dernier vivant, des clauses d’usufruit…

Comment se déroule une succession ?

Une succession s’ouvre automatiquement lors d’un décès.

 

Le notaire :

  • interroge divers organismes aux fins de dresser un inventaire des biens du défunt, 
  • consulte le fichier central des dispositions de dernière volonté, 
  • établit différents actes (acte de notoriété, attestation immobilière,…), 
  • remplit la déclaration de succession, 
  • calcule les droits de succession, 
  • et organise le partage.

 

Les héritiers doivent ensuite signer la déclaration la succession, et la remettre au service des impôts et régler les droits correspondants.

Les délais et les formalités à respecter

En France métropolitaine, le dépôt de la déclaration et le règlement des droits doit intervenir dans les 6 mois à compter de la date du décès (pour Mayotte, La Réunion et en cas de décès à l’étranger le délai est de 12 mois).

 

La déclaration n’est pas obligatoire lorsque l’actif successoral brut (la valeur totale des biens avant déduction des dettes) est inférieur à 50 000 €, pour les héritiers en ligne directe (enfants, parents) ou le conjoint survivant, et qu’ils n’ont pas déjà bénéficié de donations, (il est quand même recommandé de se rapprocher de son Notaire).

 

En cas de retard dans le dépôt de la déclaration de succession, des intérêts de retard de 0,20 % par mois et une majoration de 10 % si le retard dépasse 6 mois sont appliqués par le service des impôts sur le montant des droits à régler.

 

Votre conseiller CCF peut à tout moment estimer les droits de succession que vos héritiers auront à régler et ensuite vous accompagner dans votre réflexion pour les minorer.

Barèmes et abattements selon le lien de parenté

Les abattements sur les droits de succession selon le lien de parenté

Les abattements sur les droits de succession selon le lien de parenté
Lien de parentéAbattement
Enfant, père ou mère100 000 €
Enfant handicapé*259 325 €
Frère et soeur15 932 €
Neveu ou nièce7 967 €
Autres héritiers1 594 €
Personne handicapée159 325 €
Conjoint / Partenaire de PACS**Exonération totale

* le handicap doit être prouvé par un certificat médical ou une décision d’orientation vers un établissement spécialisé, et démontrer une incapacité à travailler dans des conditions normales.
** en présence d’un testament

Droits de Succession : barème de taxation en ligne directe (après abattement)

Barème de taxation en ligne directe (après abattement)
Part taxableTaux
Jusqu'à 8 072€5%
8 072 à 12 109 €10%
12 109 à 15 932 €15%
15 932 à 552 324 €20%
552 324 à 902 838 €30%
902 838 à 1 805 677 €40%
Au-delà45%

Droits de Succession : barème de taxation pour les autres ayants droits (après abattement)

Barème de taxation pour les autres ayants droits (après abattement)
LienTaux
Frères et soeurs35% jusqu'à 24 430 € puis 45%
Parents jusqu'au 4ème degré55%
Autres (sans lien familial)60%

À noter

Votre conseiller CCF peut à tout moment estimer les droits de succession que vos héritiers auront à régler et ensuite vous accompagner dans votre réflexion pour les minorer.

Comment bien préparer la transmission de votre patrimoine ?

Anticipez la transmission patrimoine avec nos conseils pour protéger vos proches et optimiser la gestion de vos biens en toute sérénité

Découvrir

Organiser la transmission de votre patrimoine à votre famille

Comment réussir la transmission de votre patrimoine à votre famille ? Bénéficiez des conseils de notre équipe d'ingénierie patrimoniale.

Découvrir
    • Cette publication a un caractère purement informatif. Les informations contenues dans cette publication ne visent pas à l’exhaustivité, pas plus qu’elles ne constituent un conseil d’ordre financier, juridique ou fiscal. Vous ne devez pas vous fonder sur les informations contenues dans cette publication pour agir, sans avoir obtenu l’avis d’un professionnel.

      La publication n’est pas conçue pour être distribuée à toute personne présente ou résidente dans des juridictions restreignant sa diffusion.