Donation de son vivant : comment transmettre votre patrimoine à vos enfants et petits-enfants
Christophe Chaillet, Directeur de l'Ingénierie Patrimoniale - 22/06/2026
Temps de lecture : 10 min
Transmettre une partie de son patrimoine à ses proches de son vivant est l'une des décisions les plus structurantes d'une stratégie patrimoniale.
Qu'il s'agisse d'aider un enfant à financer l'acquisition de sa résidence principale, de soutenir un petit-enfant dans ses études, ou d'anticiper sa succession pour en alléger la charge fiscale, la donation offre un cadre juridique et fiscal éprouvé, souvent bien plus avantageux qu'une transmission post-mortem.
Plusieurs dispositifs coexistent, chacun avec ses conditions, ses avantages et ses contraintes. Christophe Chaillet, Directeur de l'Ingénierie Patrimoniale du CCF, nous guide à travers les principales options disponibles.
Vous souhaitez faire le point sur votre situation avant d'aller plus loin ? Nos conseillers patrimoniaux sont disponibles pour vous accompagner.
*Fiscalité au 1er juin 2026 applicable aux résidents fiscaux français, sous réserve de modifications ultérieures de la réglementation.
- Qu'est-ce qu'une donation ? Donateur, donataire : de quoi parle-t-on ?
- Quels sont les avantages de faire une donation de son vivant ?
- Donation aux enfants : combien peut-on donner et quels abattements s'appliquent ?
- Quelle somme d'argent peut-on donner sans payer d’impôt ?
- Donation aux petits-enfants : un levier souvent sous-estimé
- Donation entre époux et partenaires de PACS : un cadre fiscal spécifique
- Donation immobilière : peut-on donner sa maison ou un appartement à son enfant ou à son conjoint ?
- Donation-partage : sécuriser la transmission et prévenir les conflits successoraux
- Donation et usufruit : la donation temporaire d'usufruit, un outil de soutien financier ciblé
- Comment déclarer une donation aux impôts ?
- L'assurance-vie au service de la donation intergénérationnelle
- Le CCF vous accompagne dans votre stratégie de donation
- Questions fréquentes sur la manière d'aider financièrement ses proches
Qu'est-ce qu'une donation ? Donateur, donataire : de quoi parle-t-on ?
Christophe Chaillet : Commençons par les fondamentaux. Une donation est un acte juridique par lequel une personne (le donateur) qui souhaite gratifier un tiers, transfère de son vivant, irrévocablement et à titre gratuit, la propriété d'un bien à une autre personne (le donataire) qui l'accepte expressément. C'est là une différence essentielle avec la succession ou le testament : la donation produit ses effets immédiatement, au jour de la transmission, et non au décès du donateur.
Le lien de parenté entre donateur et donataire est central, car il conditionne directement le niveau d'abattement applicable et le barème des droits de donation. En ligne directe (parent vers enfant, grand-parent vers petit-enfant) les abattements sont significatifs. Ils sont en revanche bien plus réduits entre frères et sœurs, entre oncle et neveu, ou en l'absence de tout lien de parenté.
Le droit français encadre strictement les donations pour protéger les héritiers réservataires, c'est-à-dire les enfants, ou à défaut le conjoint survivant. La loi leur garantit une fraction minimale du patrimoine, appelée réserve héréditaire. La portion restante, appelée la quotité disponible, peut être librement transmise au bénéficiaire de son choix. Ces règles doivent impérativement être prises en compte dans toute stratégie de transmission, sous peine d'une action en réduction de la part des héritiers lésés lors de la succession.
Voir Imposition des couples mariés
Le même principe s’applique pour les biens grevés d’un droit d’usage ou d’habitation
Exception à l’exception : lorsque le démembrement ne résulte pas des droits du conjoint survivant dans la succession mais d’une donation entre époux, prévue à l’article 1094-1 du Code Civil, le principe s’applique et l’usufruitier sera alors redevable de l’IFI sur la totalité de la valeur de l’actif immobilier concerné.
Les exclusions relatives aux titres financiers ci-après s’appliquent également aux unités de compte représentant ces mêmes titres financiers.
Quels sont les avantages de faire une donation de son vivant ?
CC : Ils sont multiples, et c'est précisément pour cela que la donation de son vivant s'est imposée comme un outil central dans la gestion patrimoniale des familles.
Le premier avantage est familial : une donation organisée de son vivant réduit les risques de contestation entre héritiers au moment de la succession, surtout lorsqu'elle prend la forme d'une donation-partage.
Le deuxième avantage est fiscal : en anticipant la transmission, on profite d'abattements renouvelables tous les 15 ans qui permettent, sur le long terme, de transmettre des biens sans droits de donation, ou avec une fiscalité réduite.
Le troisième avantage est pratique : le donateur choisit le moment de la transmission, peut l'encadrer de conditions, et, dans certains schémas, conserver des revenus ou l'usage du bien.
Enfin, du point de vue du donataire, recevoir une aide financière au bon moment - pour financer ses études, acquérir un logement, ou démarrer une activité - a souvent plus de valeur que de percevoir un héritage des décennies plus tard.
Il est fortement conseillé dans tous les cas de se rapprocher de son notaire pour mettre en place ses schémas.
En cas de contrôle de la société par le redevable, ce dernier est soumis à l’IFI sur la seule fraction de la valeur de ses titres représentative de l’immobilier détenu directement par la société. Il échappe à l’IFI sur la fraction représentative de l’immobilier détenu indirectement au travers de f iliales ou de sous-filiales.
Donation aux enfants : combien peut-on donner et quels abattements s'appliquent ?
Quel est le montant maximum pour une donation à ses enfants ?
CC : La donation en ligne directe d'un parent à son enfant bénéficie d'un abattement de 100 000 € par parent et par enfant, renouvelable tous les 15 ans.
Concrètement, un couple avec deux enfants peut transmettre jusqu'à 400 000 € (100 00 € x 2 enfants x 2 parents) en franchise totale de droits sur cette seule base, en une ou plusieurs fois sur la période de référence. Au-delà de cet abattement, le montant de la donation est soumis au barème progressif des droits de donation en ligne directe, dont les tranches s'échelonnent de 5 % à 45 % selon le montant taxable.
Il faut avoir en tête que la donation rentre dans la succession : les donations antérieures sont rapportées à la masse successorale au moment du décès du donateur, pour vérifier que la réserve héréditaire a bien été respectée. C'est pourquoi il est essentiel d'organiser ses donations dans le cadre d'une réflexion patrimoniale globale.
Et pour un enfant en situation de handicap ?
CC : La loi française prévoit un abattement spécifique, cumulable avec l'abattement de droit commun évoqué précédemment, pour les donations consenties à un enfant atteint d'une infirmité physique ou mentale l'empêchant de travailler dans des conditions normales de rentabilité. Cet abattement est fixé à 159 325 €. Il s'agit d'une mesure de solidarité importante, qui mérite d'être connue des familles concernées.
Notre accompagnement patrimonial
Chaque situation patrimoniale est unique.
Pour évaluer précisément les abattements dont vous pouvez bénéficier et construire une stratégie de transmission adaptée à votre famille, nos experts sont à votre disposition.
Quelle somme d'argent peut-on donner sans payer d’impôt ?
Le présent d'usage et les dons familiaux de sommes d'argent
CC : Deux dispositifs distincts permettent de transmettre des sommes d'argent en bénéficiant d'un régime simplifié.
Le premier est le présent d'usage. Il doit obligatoirement correspondre à un événement répondant à un usage social clairement identifié : anniversaire, naissance, mariage, réussite à un examen, évolution professionnelle majeure. Dans ce cadre, le cadeau n'est en principe pas soumis à imposition, n'a pas besoin d'être déclaré et ne sera pas pris en compte lors de la succession du donateur. Sa valeur doit toutefois être « en rapport » avec le patrimoine et les ressources du donateur au jour de la transmission (notion subjective mais essentielle pour éviter une requalification en don manuel).
Le second dispositif est le don familial de sommes d'argent, codifié à l’article 790 G du Code général des impôts, couramment appelé « don Sarkozy ». Le second dispositif est le don familial de sommes d'argent, codifié à l'article 790 G du Code général des impôts, couramment appelé « don Sarkozy ». Ce dispositif fiscal spécifique permet de bénéficier d'un abattement supplémentaire de 31 865 €, cumulable avec les abattements de droit commun liés au lien de parenté. Il est strictement encadré :
- Sur la nature du don : il doit porter exclusivement sur une somme d'argent en pleine propriété, remise par virement, chèque ou espèces. Les donations de créances, de titres ou d'autres actifs en sont expressément exclues.
- Sur les bénéficiaires : le don doit être consenti au profit des enfants, petits-enfants ou arrière-petits-enfants du donateur. À défaut de descendance, les neveux et nièces, ou par représentation les petits-neveux et petites-nièces, peuvent en bénéficier.
- Sur les conditions d'âge :
- Le donateur doit être âgé de moins de 80 ans au jour du don
- Le donataire doit être majeur ou émancipé au jour du don
- Sur les formalités : le don doit être déclaré ou enregistré dans le mois suivant le transfert des fonds. Depuis le 1er janvier 2026, cette déclaration doit obligatoirement être réalisée en ligne.
À titre illustratif :
Un couple de 72 ans souhaitant aider leur fils majeur peut lui transmettre jusqu'à 263 730 € en franchise de droits : 100 000 € chacun au titre de l'abattement en ligne directe, soit 200 000 €, auxquels s'ajoutent 31 865 € au titre du don familial de sommes d'argent par donateur, à la condition que chaque donateur soit âgé de moins de 80 ans.
Don d'argent maximum sans déclaration : attention aux idées reçues
CC : Il n'existe pas, à proprement parler, de don d'argent « maximum sans déclaration » au sens absolu du terme. Le présent d'usage échappe certes à l'obligation déclarative, mais son montant doit rester proportionné même s’il n'existe pas de seuil légal fixe. En dehors du présent d'usage, tout don manuel est susceptible de devoir être déclaré à l'administration fiscale dès lors qu'il révèle un acte de libéralité.
Je recommande toujours de déclarer un don manuel dès sa réalisation, même lorsque cela n'est pas strictement obligatoire dans l'immédiat. La date de déclaration fait foi pour le décompte du délai de 15 ans qui conditionne le renouvellement des abattements fiscaux. Une déclaration tardive décale le point de départ du délai de 15 ans et donc la possibilité de bénéficier de nouveaux abattements.
La déclaration spontanée garantit également l’application de la fiscalité en vigueur au jour de la révélation du don, ce qui peut être avantageux en cas d’évolution législative ultérieure. De même, elle permet de justifier l’origine des fonds et constitue un élément de preuve déterminant, en particulier en cas de contestation ultérieure du don.
Donation aux petits-enfants : un levier souvent sous-estimé
CC : La donation aux petits-enfants bénéficie d'un abattement de droit commun de 31 865 € par grand-parent et par petit-enfant, renouvelable tous les 15 ans. Ce dispositif est souvent sous-utilisé, alors qu'il constitue un levier puissant pour transmettre un patrimoine sur deux générations simultanément. Contrairement aux dons familiaux de sommes d'argent (dits « dons Sarkozy »), évoqués précédemment, cet abattement de droit commun ne soumet le bénéficiaire à aucune condition d'âge : il s'applique donc aussi bien aux petits-enfants mineurs que majeurs.
Il est important de distinguer cette donation directe aux petits-enfants de la donation-partage transgénérationnelle, que nous évoquerons plus loin, qui répond à une logique et à des conditions différentes.
Donation entre époux et partenaires de PACS : un cadre fiscal spécifique
Donation aux derniers vivants : de quoi s'agit-il ?
CC : La donation entre époux, également connue sous le nom de donation au dernier vivant, est un mécanisme qui permet d'étendre les droits du conjoint survivant sur la succession du conjoint décédé. Elle n'est pas à proprement parler une donation de son vivant car elle ne produit ses effets qu'au décès, mais elle est fréquemment associée à une stratégie de protection du conjoint.
Sur le plan fiscal, les donations entre époux ou partenaires de PACS bénéficient d'un abattement de 80 724 €, au-delà duquel s'appliquent les droits de donation afférents. Il est utile de rappeler que les successions entre époux sont totalement exonérées de droits de succession, ce qui n'est pas le cas des donations entre époux, qui restent, elles, soumises à imposition après abattement.
Donation immobilière : peut-on donner sa maison ou un appartement à son enfant ou à son conjoint ?
CC : Oui, tout à fait. La donation d'un bien immobilier (maison, appartement, parts de SCI) est possible et suit les mêmes règles générales que les autres types de donation en matière d'abattements et de droits. Elle requiert cependant obligatoirement un acte notarié, contrairement aux dons manuels de biens mobiliers.
Quels sont les frais de notaire pour une donation immobilière ?
CC : Les frais de notaire pour une donation immobilière comprennent les émoluments du notaire (calculés selon un barème réglementé en fonction de la valeur du bien), les droits de donation proprement dits (calculés après application des abattements), ainsi que des frais annexes (taxe de publicité foncière, frais de formalités). À titre indicatif, les émoluments du notaire pour une donation représentent en général entre 1 % et 2 % de la valeur du bien, auxquels s'ajoutent les droits fiscaux le cas échéant. (Fourchette indicative)
La donation d'un bien immobilier peut prendre différentes formes : donation simple, donation-partage, donation démembrée - avec réserve d’usufruit (le donateur conserve l'usage ou les revenus du bien) ou donation de la seule nue-propriété.
Donation-partage : sécuriser la transmission et prévenir les conflits successoraux
CC : La donation-partage est un outil particulièrement adapté aux patrimoines constitués, car elle permet de réaliser en une seule opération, par acte notarié, à la fois la donation et le partage des biens entre les bénéficiaires. Son principal avantage est de figer la valeur des biens au jour de la donation, et non à la date du décès du donateur comme c'est le cas pour les donations simples. Cette caractéristique est précieuse : elle prévient les contestations qui surgissent fréquemment lors des successions lorsque la valeur d'un bien donné dans le passé a sensiblement évolué.
La donation-partage peut prendre une dimension transgénérationnelle : elle peut bénéficier conjointement aux enfants et aux petits-enfants du donateur, ou uniquement aux petits-enfants, à condition que les enfants concernés y aient expressément consenti. Pour que la valorisation des biens à la date de la donation-partage ne soit pas remise en cause, il est nécessaire que tous les enfants du donateur aient reçu un lot et l'aient accepté. C'est un mécanisme de transmission intergénérationnelle puissant, qui mérite d'être envisagé lorsque la situation familiale et patrimoniale s'y prête.
Sur le plan fiscal, les droits de donation et les abattements applicables sont identiques à ceux d'une donation classique.
Donation et usufruit : la donation temporaire d'usufruit, un outil de soutien financier ciblé
CC : La donation temporaire d'usufruit est une technique particulièrement adaptée à certaines situations, notamment lorsqu'un enfant majeur poursuit des études supérieures et a besoin de revenus réguliers. Le principe consiste à lui donner temporairement l'usufruit d'un bien, par exemple des parts de SCPI, dont il percevra les revenus (loyers, intérêts, dividendes) en tant qu'usufruitier, pour une durée déterminée et non prorogeable.
Rappelons que le démembrement de propriété consiste à diviser le droit de propriété en deux droits distincts :
- l'usufruit (droit d'utiliser le bien et d'en percevoir les revenus)
- et la nue-propriété (droit de disposer du bien sans en percevoir les fruits).
À l'issue du démembrement temporaire, la pleine propriété est automatiquement reconstituée au profit du nu-propriétaire, en franchise de droits.
Cette opération est également susceptible d’entraîner des effets fiscaux favorables pour le nu‑propriétaire. À ce titre, les revenus générés par le bien démembré ne sont, sauf exceptions, plus imposés entre les mains du nu-propriétaire mais entre celles de l'usufruitier pendant toute la durée du démembrement. Mais attention : une donation temporaire d'usufruit doit être justifiée par un besoin réel et vérifiable du bénéficiaire, ne pas être motivée principalement par des considérations fiscales, et s'inscrire dans une durée déterminée sous peine de requalification en abus de droit par l'administration fiscale.
Il est donc également indispensable de se faire accompagner par un conseil fiscal indépendant (avocat, notaire) pour mettre en œuvre ce type de schéma.
Sur le plan fiscal, les droits de donation et les abattements applicables sont identiques à ceux d'une donation classique.
Comment déclarer une donation aux impôts ?
Le CERFA 2735 et les formalités
CC : La forme de la donation n’a aucune influence sur l’exigibilité des droits de donation étant donné qu’ils sont liquidés sur une déclaration enregistrée auprès de l’administration fiscale. Pour les donations simples et les dons manuels, la déclaration s'effectue au moyen du formulaire Cerfa n°2735 directement auprès du service des impôts par télédéclaration depuis 2026. Pour les donations notariées, c'est le notaire qui se charge des formalités déclaratives auprès de l'administration fiscale.
Les droits de donation, lorsqu'ils sont dus, sont en principe réglés au moment de la déclaration. Ils sont calculés sur la part taxable après abattement, selon le barème applicable entre donateur et donataire.
L'assurance-vie au service de la donation intergénérationnelle
CC : L'assurance-vie est un outil complémentaire, particulièrement utile lorsqu'on souhaite encadrer l'utilisation des fonds donnés dans le temps, notamment pour des bénéficiaires mineurs.
Dans le cadre d'un don d'un grand-parent à un petit-enfant, par exemple, il est possible de prévoir via un pacte adjoint au don que les sommes transmises seront investies sur un contrat d'assurance-vie souscrit au nom de l'enfant. Ce pacte formalise la reconnaissance du don manuel et peut rendre les fonds indisponibles jusqu'à un âge défini, pouvant aller jusqu'aux 25 ans du bénéficiaire. Il peut également désigner les parents ou les grands-parents comme administrateurs du contrat.
Ainsi d'une part, l'assurance-vie est un support d'épargne long terme qui bénéficie d'un régime fiscal spécifique, notamment en matière de transmission en cas de décès, et d'autre part, combinée à un don ou une donation, elle permet de structurer la transmission d'un patrimoine.
Le CCF vous accompagne dans votre stratégie de donation
Le CCF propose le contrat d’assurance-vie KOREGE Essentiel 2 version Générations*$, conçu pour accompagner vos enfants ou petits-enfants mineurs dans la réalisation de leurs projets (financement des études, acquisition d'un bien immobilier, etc.).
Ce contrat permet d'encadrer un don manuel (d'un minimum de 5 000 €) grâce à un pacte adjoint. Ce pacte prévoit le versement des montants donnés sur le contrat KOREGE Essentiel 2, définit les modalités de gestion, et peut rendre l'argent indisponible jusqu'à un âge défini, fixé au 25ème anniversaire de l'adhérent, prorogeable tacitement par périodes d'un an. Cette opération ne nécessite pas d'acte notarié.
Votre conseiller et nos experts patrimoniaux sont à votre disposition pour vous accompagner dans une approche personnalisée, adaptée à la structure de votre patrimoine, à votre situation familiale et à vos objectifs de transmission.
KOREGE Essentiel 2 est un contrat d’assurance collective sur la vie en euros et à capital variable, à adhésion individuelle et facultative, souscrit par le CCF auprès de KOREGE, entreprise régie par le Code des Assurances. Dans la limite des dispositions contractuelles. Vous pouvez prendre connaissance du Document d’Informations Clés de ce contrat, disponible auprès de votre agence.
KOREGE Essentiel 2 est un contrat d’assurance collective sur la vie en euros et à capital variable, à adhésion individuelle et facultative, souscrit par le CCF auprès de KOREGE, entreprise régie par le Code des Assurances. Dans la limite des dispositions contractuelles. Vous pouvez prendre connaissance du Document d’Informations Clés de ce contrat, disponible auprès de votre agence.
Questions fréquentes sur la manière d'aider financièrement ses proches
Le don manuel consiste à remettre directement un bien meuble ou une somme d'argent de la main à la main, sans intervention obligatoire d'un notaire. La donation, en revanche, est un acte juridique formel qui requiert, pour les biens immobiliers ou les montages complexes, la rédaction d'un acte notarié. Les deux mécanismes sont soumis aux mêmes abattements fiscaux, mais leurs formalités et leur champ d'application diffèrent.
Oui. Les abattements s'appliquent par donateur et par donataire, indépendamment les uns des autres. Ainsi, un petit-enfant peut bénéficier à la fois de l'abattement de droit commun de 31 865 € et, si son grand-parent donateur a moins de 80 ans, du dispositif de don familial de sommes d'argent (31 865 € supplémentaires). De même, un enfant peut recevoir une donation de chacun de ses deux parents, chaque transmission bénéficiant de son propre abattement de 100 000 €.
Non. Une donation n'est pas imposable au titre de l'impôt sur le revenu du donataire. Elle est en revanche susceptible de donner lieu au paiement de droits de donation, calculés après application des abattements, selon un barème progressif qui dépend du lien de parenté entre donateur et donataire. Ces droits sont distincts de l'impôt sur le revenu.
Il n'existe pas de limite au nombre de donations que l'on peut réaliser. En revanche, les abattements fiscaux sont renouvelables tous les 15 ans : passé ce délai, le donateur retrouve l'intégralité de son abattement pour une nouvelle transmission.
Une stratégie patrimoniale bien conduite peut donc prévoir plusieurs vagues de donations espacées dans le temps, pour optimiser la transmission sur le long terme.
En principe, une donation est irrévocable, c'est l'un de ses principes fondateurs en droit français. Des exceptions existent cependant : la donation peut être révoquée pour inexécution des charges imposées au donataire, pour ingratitude du donataire (dans des cas strictement définis par le Code civil), ou de plein droit en cas de survenance d'un enfant du donateur, si cette clause a été prévue dans l'acte. Ces hypothèses restent néanmoins strictement encadrées par la loi.
Oui, dans certains cas. Le don manuel de biens mobiliers (somme d'argent, valeurs mobilières, bijoux, œuvres d'art…) ne nécessite pas d'acte notarié. En revanche, toute donation portant sur un bien immobilier, ou prenant la forme d'une donation-partage, requiert obligatoirement l'intervention d'un notaire.
Dans tous les cas, il est fortement conseillé de déclarer le don à l'administration fiscale, même lorsque cela n'est pas imposé, afin de faire courir le délai de 15 ans ouvrant droit au renouvellement des abattements.
L'âge du donateur n'impose pas de limite générale à la possibilité de donner. Toutefois, passé 80 ans, le donateur perd l'accès au dispositif de don familial de sommes d'argent (dit « don Sarkozy »), réservé aux donateurs de moins de 80 ans. Les autres formes de donation restent accessibles sans restriction d'âge, sous réserve que le donateur conserve toutes ses facultés et sa pleine capacité juridique.
Oui. Les donations consenties de son vivant sont en principe rapportées à la succession au moment du décès du donateur, afin de vérifier que la réserve héréditaire des héritiers a bien été respectée. Si ce n'est pas le cas, les héritiers réservataires peuvent exercer une action en réduction pour rétablir leurs droits. C'est l'une des raisons pour lesquelles une stratégie de donation doit toujours être pensée en cohérence avec l'ensemble de la future succession.
La Grande Transmission
Comment les Français préparent (et procrastinent ?) la transmission de leur patrimoine
Donation simple, donation-partage, don familial de sommes d'argent, assurance-vie… Les dispositifs sont nombreux et leur combinaison doit être pensée au regard de votre patrimoine, de votre situation familiale et de vos objectifs.
Votre conseiller CCF et nos experts en ingénierie patrimoniale réalisent avec vous une étude personnalisée et confidentielle.
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