Investir dans l'immobilier en 2026 : Conseils et stratégies
L'investissement immobilier peut permettre d’atteindre des objectifs patrimoniaux, comme l'acquisition de sa résidence principale ou la constitution d'un complément de revenus. Mais est-il toujours rentable d'investir dans l'immobilier en 2026 ? Et si oui, quels sont les secteurs porteurs ?
Vous trouverez ci-après quelques pistes de réflexion et conseils si vous souhaitez mener à bien un projet immobilier cette année.
- Pourquoi investir dans l'immobilier en 2026 ?
- Investissement locatif : un projet immobilier rentable ?
- Quel est le bon moment pour investir dans l'immobilier ?
- Créer une SCI pour investir : avantages et inconvénients
- Investir dans l’immobilier en souscrivant des parts de SCPI
- Les avantages d'investir jeune
- Acheter sans apport : est-ce possible ?
Pourquoi investir dans l'immobilier en 2026 ?
En 2026, plusieurs facteurs continuent de faire de l'immobilier un placement intéressant :
- l'érosion des prix des années précédentes offre encore des opportunités d'achat à des tarifs abordables même si les prix de l'immobilier sont légèrement repartis à la hausse courant 2025..
- après une baisse des taux amorcée en 2024, les taux se sont stabilisés en 2025 et restent attractifs. L’inflation sera néanmoins à surveiller en 2026.
- les banques sont toujours ouvertes à l'octroi de prêts immobiliers, facilitant ainsi l'accès au financement.
Investissement locatif : un projet immobilier rentable ?
Les avantages de l'investissement locatif
L'investissement locatif présente plusieurs avantages.
Premièrement, se constituer un complément de revenus : en percevant des loyers réguliers, vous vous assurez des revenus complémentaires, qui peuvent notamment contribuer à améliorer votre retraite.
Deuxièmement, la constitution d'un patrimoine : grâce à l'effet de levier du crédit, l'investissement locatif vous permet d'acquérir des biens immobiliers et donc de vous constituer un patrimoine durable, qui pourra ensuite être transmis ou vendu.
Troisièmement, le cadre fiscal de l'investissement : en France, plusieurs dispositifs fiscaux permettent de choisir le régime fiscal le plus en adéquation avec son projet d’investissement.
Enfin, l'accessibilité : contrairement aux marchés financiers, l'investissement dans l'immobilier locatif ne nécessite pas de connaissances techniques ou financières particulières, le rendant accessible à tous.
Les risques de l'investissement locatif
L'investissement locatif, s’il offre de nombreux avantages, n'est pas sans risque. Il est essentiel de les comprendre pour mieux les anticiper.
- Risque locatif : il se traduit par la non-location du bien, entraînant une absence de revenus locatifs. La vacance locative peut résulter de plusieurs causes comme une mauvaise estimation du loyer ou une localisation peu attractive du bien.
- Risque lié au locataire : il concerne les situations où le locataire ne paie pas son loyer ou dégrade le bien. Ces situations peuvent engendrer des coûts importants.
- Risque de dévalorisation du bien : le marché immobilier est sujet à des fluctuations. Un bien peut perdre de sa valeur pour diverses raisons : dégradation du quartier, évolution défavorable du marché immobilier, etc.
Comment réussir son investissement locatif ?
Pour réussir son investissement locatif, plusieurs étapes clés sont à considérer.
- Définir son projet : avant toute chose, définissez clairement votre projet. Quel type de bien souhaitez-vous acquérir (appartement, maison, local commercial...) et dans zone géographique ?
- Étudier le marché : une fois votre projet défini, étudiez le marché immobilier pour identifier les opportunités et les risques. Cela comprend l'analyse de l'offre et de la demande de logement, la rentabilité potentielle de l'investissement, l'évolution prévue des prix, etc.
- Choisir le financement : le choix du financement est une étape importante : emprunt, apport personnel, etc.
- Sélectionner le bien : la sélection du bien doit être basée sur des critères objectifs tels que la qualité du logement, sa localisation, sa rentabilité potentielle, etc.
- Gérer l'investissement : enfin, la gestion de l'investissement est une étape souvent négligée mais essentielle. Cela comprend la mise en location, la gestion des loyers et des dépenses, la réalisation de travaux éventuels, etc.
En suivant ces étapes, et en vous faisant accompagner par des professionnels de l'immobilier si nécessaire, vous maximisez vos chances de réussir votre investissement locatif.
Est-il intéressant d'acheter pour louer en 2026 ?
La demande locative devrait rester importante en 2026, surtout dans les grandes villes ou les zones proches de centres économiques dynamiques, ce qui réduit les risques de vacances locatives et fait espérer une rentabilité stable à long terme.
Le marché immobilier pourrait tout de même connaître des ajustements, en fonction de l'offre et de la demande mais aussi en rapport avec l'évolution des taux d'intérêt. Certains segments du marché, comme les petites surfaces ou les logements éco-responsables, peuvent offrir de meilleures opportunités.
Investir dans l'immobilier en 2026 peut donc s’avérer profitable, à condition de bien choisir son investissement.
Quel est le bon moment pour investir dans l'immobilier ?
Choisir son moment est un facteur structurant pour réussir son investissement immobilier.
Il est lié à l'évolution des taux d'intérêt, l'offre et la demande sur le marché immobilier, ou encore l'évolution des prix de l'immobilier.
En 2026, plusieurs facteurs sont à considérer.
- la stabilité des prix de l'immobilier, en particulier dans les grandes villes
- la baisse des taux d’intérêt suite aux hausses des années 2022 et 2023 rendent le marché plus accessible à l’investissement.
Cependant, le meilleur moment pour investir ne dépend pas uniquement des conditions du marché. Il est aussi étroitement lié à votre situation personnelle et à vos objectifs d'investissement. Par exemple, si vous avez un projet d'investissement à long terme, le moment précis de l'achat peut être moins important que la qualité du bien acquis et son potentiel de valorisation.
Il existe également des opportunités saisonnières. Par exemple, en été, l'activité du marché diminue, en raison des congés. Moins de nouveaux biens sont proposés, ce qui réduit les possibilités de choix mais aussi la concurrence entre acheteurs. Ainsi, les vendeurs qui restent sur le marché sont souvent plus enclins à négocier les conditions de vente.
Créer une SCI pour investir : avantages et inconvénients
Qu’est-ce qu’une SCI ?
La Société Civile Immobilière (SCI) est une structure juridique qui permet à plusieurs personnes de détenir ensemble un bien immobilier. Cette entité juridique distincte de ses associés a pour objectif principal la gestion d'un patrimoine immobilier. La SCI peut être composée de deux associés au minimum, sans limitation de nombre maximum.
Elle offre une certaine flexibilité dans la gestion et la transmission du patrimoine immobilier. Il existe différents types de SCI, notamment la SCI familiale, la SCI de location, ou encore la SCI d'attribution. Chaque type de SCI a des caractéristiques spécifiques qui répondent à des objectifs d'investissement différents.
Pourquoi créer une SCI pour investir dans l'immobilier ?
Créer une SCI pour investir dans l'immobilier peut présenter plusieurs avantages.
Premièrement, la gestion d'un patrimoine immobilier est souvent simplifiée, notamment en cas de propriété à plusieurs. De plus, une SCI permet une adaptation de son fonctionnement selon les besoins spécifiques des associés.
Ensuite, l'un des atouts majeurs de la SCI réside dans le fait qu’elle peut être transparente (i.e. imposition des associés à leur niveau) ou à l'impôt sur les sociétés (IS), permettant ainsi de prendre en compte la situation des associés.
Enfin, la SCI facilite la transmission du patrimoine immobilier en évitant le régime de l'indivision et en permettant la cession simplifiée de parts..
Les points de vigilance avant de créer une SCI
Créer une Société Civile Immobilière (SCI) ne doit pas être pris à la légère. Voici notamment quelques points à considérer :
- Choix du régime fiscal : une SCI peut être transparente (i.e. ses revenus sont imposables à hauteur de la quote-part de chacun des associés ou être imposée à l’IS. Le choix entre ces deux régimes d’imposition peut avoir des conséquences fiscales importantes, notamment en termes de taxation des revenus (imposition dans la catégorie des revenus fonciers versus une imposition au niveau des bénéfices ou à l’impôt sur les sociétés) en cas de cession des immeubles (e.g. : l’abattement par année de détention en cas de cession d’un immeuble détenu par une SCI n’est pas applicable pour une SCI à l’IS) et de transmission du patrimoine.
- Rédaction des statuts : ce document fondamental doit être rédigé avec soin. Il doit préciser les apports de chaque associé, les règles de gestion et de partage des bénéfices, ainsi que les modalités de cession des parts sociales.
- Engagement financier : même si le montant du capital social est librement fixé par les associés, il faut savoir qu'à l'égard des tiers, les associés répondent indéfiniment des dettes sociales à proportion de leur part dans le capital social.
- Gestion de la SCI : la gestion d'une SCI peut être complexe et nécessite du temps et des compétences spécifiques. Elle implique notamment la tenue d'une comptabilité, la réalisation de formalités juridiques annuelles et le respect de nombreuses obligations légales.
- Absence de prêts aidés : une SCI ne peut pas bénéficier de certains prêts aidés comme le prêt à taux zéro ou le prêt d'accession sociale.
Il est indispensable de bien réfléchir et de vous rapprocher, le cas échéant, de votre conseil juridique et fiscal (avocat, notaire, ...) avant de créer une SCI.
Investir dans l’immobilier en souscrivant des parts de SCPI
Qu’est-ce qu’une SCPI ?
Une Société Civile de Placement Immobilier (SCPI) est une structure d’investissement gérée par des professionnels de l’immobilier.
Elle collecte des fonds provenant notamment d’investisseurs particuliers afin d'acquérir et de gérer un patrimoine immobilier locatif. Chaque épargnant investissant dans la SCPI devient ainsi un « associé » de la société et détient à ce titre une partie du patrimoine immobilier, sous la forme de parts sociales.
- Un placement immobilier locatif de long terme : les parts de SCPI, aussi appelées « pierre papier », permettent de recevoir des revenus complémentaires. La détention de parts de SCPI de rendement vous permet d’en espérer des revenus réguliers qui peuvent, par exemple, constituer un complément lors de votre retraite.
- Un investissement accessible : il est possible d’investir en parts de SCPI pour des montants beaucoup plus faibles (généralement de quelques centaines à quelques milliers d’euros) que pour un investissement immobilier en direct.
- La transmission de patrimoine facilitée : alors que la transmission à plusieurs personnes d’un bien immobilier détenu en direct peut parfois s’avérer complexe, il est au contraire aisé d’attribuer un certain nombre de parts de SCPI à ses héritiers.
Les risques à considérer
En investissant dans une SCPI, vous vous exposez au risque spécifique lié à la détention d’un patrimoine immobilier. Le capital investi et les revenus distribués ne peuvent bénéficier d’aucune garantie ni protection. L’investisseur s’expose par conséquent à un risque de perte en capital.
D’autre part, ce placement étant investi exclusivement en immobilier, il n’est pas considéré comme « liquide » : les conditions de cession peuvent varier en fonction de l’évolution du marché de l’immobilier. Les modalités de retrait ou de cession de parts de SCPI sont liées à l’existence ou non d’une contrepartie. De ce fait, la société de gestion ne peut garantir le rachat des parts.
Les avantages d'investir jeune
Investir jeune dans l'immobilier présente de nombreux avantages, notamment une capacité d'emprunt généralement plus élevée grâce à une durée de remboursement plus longue. Cela permet de profiter de l'effet de levier du crédit, un concept clé en investissement immobilier.
De plus, investir jeune permet de commencer à se constituer un patrimoine dès le début de sa vie active. C'est une manière efficace de préparer son avenir, que ce soit pour générer un revenu complémentaire ou pour préparer sa retraite.
Enfin, investir jeune permet de bénéficier de conditions d'emprunt généralement plus avantageuses. En effet, les établissements financiers considèrent souvent les jeunes comme un profil attractif, notamment grâce à leur potentiel de progression de revenus.
En tant que jeune investisseur, certains pièges sont à éviter pour garantir la réussite de votre investissement immobilier :
- Ne pas anticiper les coûts : l'une des erreurs les plus courantes est de sous-estimer les frais associés à l'acquisition du bien immobilier. Pensez à établir soigneusement votre budget prévisionnel et à y intégrer les frais d'agence, les taxes, les frais de notaire et les éventuels travaux à réaliser puis les frais de gestion du bien.
- Choisir un mauvais emplacement : il est essentiel de choisir un bien immobilier qui bénéficie d'un bon emplacement. Une mauvaise localisation peut entraîner une baisse de la demande locative et donc impacter négativement votre investissement. Optez pour un emplacement accessible et bien desservi par les transports en commun, et renseignez-vous de façon minutieuse sur l’environnement et les projets prévus dans le quartier du bien immobilier que vous envisagez d’acquérir.
- La précipitation : il est important de prendre le temps nécessaire pour analyser le marché et évaluer la rentabilité de l'investissement.
- Négliger l'importance du bail : Le choix du type de bail est crucial. Un bail commercial peut notamment avoir des implications importantes sur la rentabilité de votre investissement. Renseignez-vous auprès d'un conseil juridique et fiscal (avocat, notaire, ...) afin de prendre les bonnes décisions concernant le choix du type de bail.
Conseils pour les investisseurs débutants
Commencer à investir jeune offre de nombreux avantages, mais il est essentiel d'être bien préparé et informé. Voici quelques conseils pour les jeunes investisseurs :
- Diversifiez vos investissements : ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier. Pensez à investir sur différents supports (livrets d’épargne, titres financiers, actifs immobiliers, …)
- Préparez votre budget : avant de vous lancer, faites un état des lieux de vos finances. Calculez le montant que vous pouvez allouer à votre investissement.
- Renseignez-vous sur les dispositifs d'investissement : il existe de nombreux dispositifs d'investissement susceptibles de convenir aux jeunes, comme les livrets d'épargne, l'assurance-vie, le PEL (Plan d’Epargne Logement) pour préparer un futur achat immobilier.
- Ne vous précipitez pas : prenez le temps de bien choisir vos supports d'investissements qui pourront constituer votre apport personnel au moment de l'acquisition d'un bien immobilier.
Acheter sans apport : est-ce possible ?
Aujourd’hui, les banques accordent rarement des crédits immobiliers sans apport personnel, qu'il s'agisse de l'achat d'une résidence principale ou secondaire ou encore d'un investissement locatif. Le plus souvent, vous devrez disposer en moyenne de 20% de fonds propres, correspondant à l’apport demandé par la banque, aux frais de notaire et autres frais (agence, garantie, dossier).
Toutefois, l'absence d'apport personnel peut être compensée par des garanties solides. Les banques prêteuses apprécient en effet les emprunteurs présentant un profil rassurant avec, par exemple, une situation professionnelle stable ou une capacité d'épargne démontrée. Les banques peuvent également exiger certains critères de revenus : c’est le cas du CCF.