De nouvelles normes d'investissement

HSBC Asset Management, partenaire du CCF, est la société de gestion d'actifs du Groupe HSBC. Ses experts nous livrent leurs analyses de la situation macroéconomique et financière.

Composer avec une « nouvelle normalité »

Au premier semestre 2025, l’économie mondiale a connu des bouleversements majeurs qui ont fait émerger ce que nous appelons de « nouvelles normes » en matière d’investissement. Nous sortons progressivement d’une ère marquée par la domination outrancière des États-Unis, la coopération mondiale et la stabilité de l’inflation. Nous assistons à la formation d’un paysage plus fragmenté, caractérisé par une incertitude politique accrue, une inflation imprévisible et une recomposition des stratégies commerciales et d’investissement des pays à l’échelle mondiale.

 

Ces mutations ont remis en question certaines stratégies traditionnelles, telles que par exemple le fameux portefeuille « 60/40 » (composé à 60 % d’actions et à 40 % d’obligations), qui ne se comporte plus de la même manière qu’auparavant. Dans ce nouvel environnement, l’incertitude n’est plus temporaire, mais bel et bien permanente. Plus aucune zone géographique ou classe d’actifs ne domine. Tout cela va obliger les investisseurs à construire des portefeuilles plus flexibles et diversifiés au niveau mondial, et à s’adapter à un monde en pleine mutation.

Une volatilité accrue des marchés

Les investisseurs doivent désormais intégrer que l’incertitude n’est pas une anomalie, mais bien une caractéristique intrinsèque de l’économie mondiale.

 

Puisque l’inflation aux Etats-Unis demeure élevée, la marge de manœuvre de la Réserve fédérale (banque centrale américaine) pour réduire les taux est limitée, ce qui laisse augurer des rendements obligataires élevés sur le long terme.

 

Dans le même temps, les chaînes d’approvisionnement mondiales subissent de nouvelles pressions en raison des droits de douane et des tensions géopolitiques, ce qui exacerbe les fluctuations des marchés et réduit les performances potentielles.

 

De plus, certains principes traditionnels, comme l’évolution en sens inverse des actions et des obligations - sont progressivement invalidés. Il devient donc plus difficile de se fier aux anciennes méthodes de diversification des portefeuilles.

 

Tout cela laisse présager un changement majeur : les actifs américains, autrefois considérés comme des valeurs refuges, ne sont plus aussi fiables en raison de divers facteurs et notamment celui de la viabilité de la dette. Les investisseurs vont probablement devoir repenser la notion de « sécurité » et chercher de nouveaux moyens pour protéger leurs portefeuilles.

Volatilité annualisée des marchés actions dans les différentes régions

Source : HSBC AM, Bloomberg, Juin 2025

D'autres moyens de protection des portefeuilles

Compte tenu de la moindre fiabilité des actifs servant traditionnellement de valeurs refuges, une possibilité actuellement pour construire un portefeuille résilient consiste à s’affranchir en partie des classes d’actifs habituelles.

Les obligations de bonne qualité de certaines régions comme l’Europe, où les taux d’intérêt diminuent, ainsi que les opportunités offertes par certains emprunts d’État peuvent procurer une stabilité accrue. L’or reste également un actif de confiance en matière de gestion du risque.

Dans le cas d’un investissement dans des actifs américains depuis l’étranger, la couverture du risque de change devient de plus en plus importante pour protéger les performances.

 

Au-delà des actions et des obligations, les actifs alternatifs comme la dette privée* et les hedge funds (fonds spéculatifs) peuvent constituer des sources de performance peu corrélées aux classes d’actifs traditionnelles. En effet, puisqu’ils n’évoluent pas toujours dans le même sens que le marché, ils sont susceptibles de lisser les performances d’un portefeuille en période de volatilité.

 

*Dette privée: Financement des entreprises par des investisseurs institutionnels (sociétés de gestion, fonds spéculatifs, fonds de pension, assureurs, ...).

La dette privée se distingue grâce à son « rendement global » (%)

Performance annuelle moyenne entre juin 2015 et juin 2025

UST 10 ans : Obligations du Trésor américain

IG : « Investment grade » (qualité de crédit élevée), HY : Haut rendement (faible qualité de crédit)

ZE : Zone Euro

MSCI World : Indice des actions de grandes et moyennes entreprises de pays développés.
Source : Macrobond, Bloomberg, HSBC Asset Management, juin 2025.

La fin de l'exceptionnalisme américain

Les classes d’actifs « non-américaines », longtemps négligées, retrouvent les faveurs des investisseurs.

 

Pendant des années, les marchés américains ont dominé le paysage mondial de l’investissement, à la faveur d’une croissance économique dynamique, de performances boursières élevées et d’un dollar fort. Mais cette époque, souvent qualifiée « d’exceptionnalisme américain », pourrait toucher à sa fin. Aujourd’hui, les signaux économiques américains s’affaiblissent, la croissance des bénéfices ralentit et l’incertitude relative aux politiques menées augmente. Dans le même temps, d’autres marchés développés montrent des signes de vigueur. Les bénéfices des entreprises s’améliorent en dehors des États-Unis et les valorisations demeurent attractives en Europe et dans d’autres régions.

 

Cette tendance est également étayée par le déploiement de nouvelles politiques de soutien. La situation de l’Europe contraste fortement avec celles des États-Unis, en raison du recul de l’inflation et des baisses de taux de la Banque centrale européenne. L’Allemagne a également décidé d’assouplir les règles budgétaires relatives aux dépenses publiques afin de stimuler sa croissance à long terme.

 

En bref, les autres marchés que les États-Unis présentent des profils de plus en plus attractifs. La croissance mondiale devenant progressivement plus équilibrée, le moment est peut-être venu de se diversifier et de saisir les opportunités offertes par les actifs sous-évalués en dehors des États-Unis.

Évolution des écarts des ratios cours/bénéfices par rapport aux États-Unis (long terme/moyen terme vs actuels)

Sources: HSBC AM, Refinitiv, MSCI. Données arrêtées en mai 2025. : HSBC Asset Management, juin 2025.

ME : Marchés émergents.

Une diversification par les marchés émergents

Après avoir été éclipsés pendant des années par les excellentes performances des États-Unis, les marchés émergents retrouvent des couleurs.

 

Pendant des années, les gains solides du marché américain ont relégué les performances des pays émergents au second plan. Toutefois, comme le dollar devrait progressivement se déprécier, les banques centrales des pays émergents disposent désormais d’une marge de manœuvre accrue pour intervenir de manière proactive, ce qui favorisera les performances des actions et des obligations libellées en monnaie locale.

 

Fait important, nous assistons à une transition manifeste vers un monde multipolaire, dans lequel les économies des différents pays évoluent de manière moins synchronisée.

 

L’Inde et la Chine - qui sont deux grands pays émergents - illustrent parfaitement cette tendance, mais avec des performances de marché très différentes.

 

La Chine continue de stimuler son économie pour atteindre son objectif de croissance de 5 %. Par ailleurs, l’innovation s’accélère dans le pays et les avancées dans le domaine de l’IA (Intelligence Artificielle) et des technologies de batteries pour véhicules électriques commencent à remettre en cause la domination technologique des États-Unis. Ces tendances pourraient constituer un puissant moteur de croissance pour les investisseurs exposés aux marchés émergents.

 

Quant à l’Inde, sa transformation est également révélatrice. Autrefois considérée comme économiquement vulnérable, l’Inde est devenue une locomotive en termes de croissance structurelle grâce aux réformes menées depuis plusieurs années et à la stabilité retrouvée du pays. Les obligations en monnaie locale émises par des pays comme l’Inde sont sources à la fois de rendement, de stabilité et de diversification.

 

Il convient donc d’évaluer les marchés émergents au cas par cas, et non de manière globale. En conséquence, les investissements dans les pays émergents pourraient constituer une source de diversification, alors que les actifs américains vont probablement voir leur résilience s’effriter.

 

Enfin, les marchés frontières, c’est-à-dire les économies plus petites et moins connues, méritent également l’attention des investisseurs. Ils présentent un fort potentiel en matière de croissance et de bénéfices, sont souvent moins volatils et affichent des valorisations plus attractives.

Ratio cours/bénéfice ("PER") des marchés émergents et frontières

Source : HSBC AM, MSCI, Refinitiv. Données arrêtées en mai 2025.

Achevé de rédiger en juin 2025

 

 

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